**L'amour passe, fait du bien, & finit par tout détruire... **

 **L'amour passe, fait du bien, & finit par tout détruire... **
• Ici ou là-bas •
La bienvenue.


« Toutes les choses que j'apprend, je les oublies.
Jusqu'au jour, où j'ai appris à t'aimer. & là, impossible d'oublier.
»



__Autres fictions : ______________________________________________________

________________________________

# Posté le samedi 23 mai 2009 18:42

Modifié le mardi 11 août 2009 13:48

**Reviens. Je n'ai plus toute ma tête sans toi...**

**Reviens. Je n'ai plus toute ma tête sans toi...**
« Je viens te voir se soir.
Quand la nuit se lève, et que le soleil se couche.
Quand la ville s'éteint et que les coeurs s'endorment.

Je viens te voir se soir.
Quand le temps passe et s'en vas.
Quand ça ne va pas, et que tu as besoin de moi.

Je reviendrais. Attends-moi.
»

# Posté le samedi 23 mai 2009 17:12

**Mise en bouche ...**

**Mise en bouche ...**
• Je suis fou de toi •

~

Mes yeux étaient flous, et mes mains moites, ma tête était vide et mes sons tous muet. J'étais là, sans vraiment savoir la cause de tout ça. Tu t'es doucement approché, je me souviens bien de ton dernier regard sur moi.

« Je reviendrais. Attends-moi. »

Je n'ai pas réagie quand tu as fermé la porte derrière toi. Je ne t'ai pas couru après en criant que j'avais besoin de toi, que ma vie n'a pas de sens si tu t'en vas. Non, je n'ai rien fait. Parce que les mots sont restés bloqués au travers de ma gorge. Que l'incompréhension de tes paroles me faisait perdre la tête. Je n'ai jamais su vraiment pourquoi, tu m'as quitté comme ça. J'entends encore le bruit de tes pas t'éloignant de moi. Ils me reviennent sans cesse en tête, m'empêchant de dormir. Ca fait combien de temps que tu es parti maintenant ? Des mois, peut-être bien des années... Laissant mon c½ur vide de toi, d'amour et de vie. Un c½ur bien trop grand pour être laissé en plan. J'ai plongé dans un abime, un cercle vicieux dont je n'arrive plus à sortir. Je n'ai pas la force sans toi. Je n'ai pas le courage quand tu n'es pas là pour moi. Je n'ai simplement pas pu t'attendre. Car j'étais, et je suis fou de toi. Voilà, peut-être la cause de mon enfermement entre ses quatre murs blancs.

-Tom il est temps de prendre tes médicaments.

# Posté le samedi 23 mai 2009 17:20

Modifié le dimanche 24 mai 2009 08:09

**Chapitre 1 ...**

**Chapitre 1 ...**
• Je suis fou de toi •

~

J'entends des bruits, partout, partout, partout. J'ai peur, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Je bouge, encore, encore, encore. Ils veulent toujours que je dorme, avec leurs médicaments. Je n'ai pas besoin de ça, pas besoin de ça. Juste de toi, juste de toi. Besoin de rien, juste de toi. Alors, je crie, sans cesse, ton nom. Jusqu'à ce que ma voix ne fasse plus aucun son. Je crois que je les rends fou, encore plus que je ne le suis moi. J'le sais, il y a des jours où ça va, puis d'autres où je ne fais que tirer sur mes dreads en hurlant ton nom. Aujourd'hui c'est le cas. Depuis se matin, il essaye de faire en sorte que j'arrête d'hurler, que je prenne mes médicaments, que je mange ou dorme un peu. Je n'ai besoin de rien, de rien, juste de toi, juste de toi.

-Tom... S'il te plait, écoute-moi...
-Nooon, laisse moi.
-Il faut que tu prennes tes médicaments, allé. Je n'ai pas que ça à faire.
-Dégage alors !

Je suis toujours au même endroit, collé à mon lit, les genoux replié et ma tête reposant sur celle-ci. Mes mains s'agrippant violement à mes cheveux, et ma tétine en bouche. J'ai toujours besoin d'elle. C'est pire quand je ne l'ai pas... C'est mon dernier souvenir de Bill.

-Bill, Bill, Bill...
-Tom. Reviens !
-Bill, Bill, Bill... Ne me regarde pas comme ça, je n'ai rien fait. Non, je ne sais pas. Arrête, reviens... Ne me laisse pas. Où tu vas ? BILL ! Je t'en supplie reviens, j'ai besoin de toi. Je ne suis rien si tu n'es pas là. Si, c'est vrai... REVIENS ! Je t'aime...
-Tom, ça suffit. Reviens à nous, Bill n'est plus là. Tu le sais, Bill n'est nul par ici.
-Tais-toi, il était là, il était là...
-Prends tes médicaments, où je vais être obligée de te les faires avalés.

Ma main se tend vers elle, & je la sens les déposer. Je relève la tête et retire ma tétine, j'essaye d'y voir clair, mais tout est flou à cause de mes larmes. Je fais semblant d'avaler, ses putain de medocs et me replace comme avant. Je sanglote doucement. Gardant les pilules dans un coin de ma bouche. En entendant la porte claquée. Je tourne la tête et crache les gélules parterre. Je respire fort, voyant arriver une crise d'angoisse. Je ne respire quasiment plus, et les pas de ses santiags frappant le sol m'envahit, les derniers sons que j'ai entendu venant de lui. Il me laisse mourir ici, & je ne cesse de l'attendre. Enfermé dans cette endroit où toute les règles doit être respecté. Tu te souviens, je n'aimais pas ça, et ça n'a pas changé, personne ne me dit quoi faire. Le seul que j'écoutais, c'était toi.

Alors reviens moi, et fait en sorte de me sortir de là.


~

-Tu le vois ? Moi, j'le vois là. Il est beau, hein ? Il est beau, mon Bill. Il est beau. Je lui dis souvent, mais il ne me répond plus. Avant il me disait toujours que c'était normal, parce que je suis son jumeau après tout. Je rigolais toujours, et il m'embrassait. Encore et encore. De ses lèvres douces et légèrement mouillées, au gout de cerise. Il me touchait avec ses douces mains, ferme et pourtant tellement tendre. Ses ongles noir, brillants et jamais abîmés. Ses longs doigts habillés de belles bagues, et ses poignets fins recouverts de quelques bracelets. Il est beau mon Bill. Avec ses cheveux noir, et ses yeux en amande. J'adore m'y noyer. Son cou doux et fin, dans le quel j'aime me plonger et y déposer des milliers de baiser. Son odeur... Un peu de menthe, un brin de vanille et de cannelle. Il s'entait si bon, mon Bill. Il est beau...

-Bill n'est pas là.

-Si, regarde, juste derrière toi. Il me sourit.

-Il n'y a personne, à par toi et moi. Reviens à nous, Bill n'est pas là. Ce n'est pas la réalité, tu inventes se Bill. Ce n'est ton Bill que tu vois...

-Arrête, ne dit pas ça, ne dit pas ça. Il ne faut pas, pas, pas. C'est mon, mon Bill. A moi tout seul, et il me sourit, tout le temps, tout le temps... Quand il vient me voir. Parce que, parfois, il n'est pas là. Mais quand c'est comme ça, le monde me fait peur, j'ai mal partout. Puis quand, il arrive, mon Bill, il me sourit et tout s'en va. Je n'ai plus besoin de rien.

-Parce que tu plonges dans un monde que tu t'es inventé. Un monde qui te détruit, un monde construit dans ta tête. Tom, tu le sais ça, quand tu es conscient. Quand tu me parles, comme si tu n'avais aucun problème. Souviens-toi, hier, quand nous avons discuté...

-No-non, je ne veux pas... Laisse-moi, comme ça. Je suis bien, laisse-moi, va t'en, tu ne comprends rien, part, part... Je te déteste, toi, tout le monde. Je ne veux que Bill, que Bill...

-J'le sais, tout ça, j'le sais. Mais il faut que tu sortes de ton monde, que tu arrêtes de t'y refugier. Tu ne guériras jamais, sinon. Tu le sais, ça ? On en parlait, tu veux sortir d'ici, pour retrouver Bill, le vrai...

-Non, c'est faux. Le vrai Bill est en face de moi, il me sourit et me dit qu'il m'aime...


"Ils enterrent l'évidence de mes plus sombres secrets.
Je l'entends, il m'appellent. Il prend possession de moi, dans l'inconnu.
Il est comme une voix à l'intérieur de moi, qui est là encore et encore."

# Posté le lundi 25 mai 2009 12:24

Modifié le jeudi 28 mai 2009 07:31

**Chapitre 2 ...**

 **Chapitre 2 ...**
• Je suis fou de toi •

~

-Bientôt 21 ans, et déjà enfermé ici.
-Lena... Je sais que c'est triste, tout ça. L'endroit, les patients, leurs histoires... Mais tu t'es trop attachée.
-Je le sais. En entrant ici, on m'a de suite prévenue de ne pas m'attacher, mais avec Tom, c'est différent. Il est différent. Il parait si... Normal, parfois... Je veux dire, comme si il n'était pas comme tous les autres. Mais ça ne dure jamais longtemps... Ses crises reprennent toujours le dessus, et il se met à hurler.
-C'est pour ça qu'il est là...
-Mais il n'est pas fou. Il est juste complètement perdu, il n'a plus de repère. Alors, il s'est inventé son monde. Son putain de monde, où Bill est présent. Se putain de Bill...
-Tu me fais rire Lena. Tu n'as jamais accordé la moindre importance à un autre patient. Et là, tu en veux carrément à celui qui l'a mis dans cet état.
-C'est plus fort que moi. Mais toi, ne me dit pas, que tu ne t'es jamais attachée à quelqu'un ici ?
-Si.
-Et ça, c'est finit comment ?
-Il s'est suicidé.
-Je... Merde.
-Oui. Il est sorti, parce qu'il allait mieux. J'étais tellement heureuse pour lui. Il venait même me voir parfois. J'ai appris, que 6 mois plus tard, il avait fait une rechute, et c'est tirer une balle. Depuis je ne m'attache plus. Du moins, je fais tout pour.
-Connerie de vie. Mais malgré ça tu ne me feras pas changer d'avis. Je ferais tout pour que Tom sorte de là, et je ne le lâcherais pas. Tant que je n'aurais pas retrouvé se connard de Bill.

~

C'était un soir de printemps, où le soleil peinait à se coucher. Montrant ses derniers rayons de soleil, et laissant aux rêveurs profiter de ses mélanges de couleurs. En temps normal, il aurait fait partie de ses rêveurs, mais se soir là n'était pas normal. Il était différent, horrible, sans espoir, incompréhensible, et surtout très vide. Sans vie. Ce n'était pas le soir chaleureux au quel il était habitué depuis des années. Une routine dont on ne se lasse pas. Jamais. Non, se soir là, il le détestait. Dans son histoire, dans sa tête, dans son c½ur, dans sa vie ; se soir était le premier de cette intégrante chute en enfer. L'ouverture des guillemets, la majuscule d'un début de phrase, les premiers sons d'une chanson triste. Chaque fois qu'il regarde par la fenêtre et qu'il voit se soleil remplir le ciel d'étranges couleurs, il se souvient de se soir qui à mis un terme à sa vie. Il se souvient de se soir où tout s'est écroulé, où cette porte a claqué et ne s'est plus jamais ouverte. Il se souvient que depuis se soir là, les mêmes se sont enchainés, et ne se sont plus jamais arrêtés. Il se souvient, et c'est la raison pour la quelle il ne dort plus, la raison pour la quelle il ne vit plus.

Parce que Tom vivait pour Bill.
& que Bill, n'est plus qu'un souvenir.

" Quand tu penses tu te souviens, quand tu te souviens tu pleures.
Et quand tu pleures c'est que tu l'aimes encore... "

# Posté le samedi 30 mai 2009 05:40

Modifié le mercredi 03 juin 2009 17:45